Vivre avec une MICI : quelle prise en charge nutritionnelle pour mieux vivre avec ?

1/31/2026

Vivre avec une MICI : quelle prise en charge nutritionnelle pour mieux vivre avec la maladie de Crohn ou la RCH ?

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, impactent profondément le quotidien : douleurs abdominales, troubles du transit, fatigue, anxiété, restrictions alimentaires, perte de poids ou carences nutritionnelles.

Si le traitement médical est indispensable, la prise en charge nutritionnelle joue un rôle clé pour :

  • Soulager certains symptômes,

  • Prévenir les carences,

  • Préserver l’état nutritionnel,

  • Améliorer la qualité de vie.

Une alimentation adaptée, personnalisée et évolutive fait pleinement partie du parcours de soins.

Qu’est-ce qu’une MICI ?

Les MICI sont des maladies inflammatoires chroniques du tube digestif, évoluant par poussées et phases de rémission.

  • Maladie de Crohn : peut toucher tout le tube digestif, de la bouche à l’anus.

  • Rectocolite hémorragique (RCH) : concerne le côlon et le rectum.

Elles se caractérisent par une inflammation persistante de la muqueuse intestinale, pouvant entraîner :

  • Douleurs abdominales,

  • Diarrhées (parfois sanglantes),

  • Fatigue intense,

  • Amaigrissement,

  • Carences nutritionnelles.

Pourquoi la nutrition est-elle essentielle dans les MICI ?

Contrairement à certaines idées reçues, l’alimentation ne guérit pas une MICI, mais elle peut :

  • Réduire l’inconfort digestif

  • Limiter certaines complications nutritionnelles

  • Soutenir l’organisme pendant les poussées

  • Accompagner la phase de rémission

  • Améliorer la tolérance digestive au quotidien

Chaque patient est différent : il n’existe pas de régime universel pour les MICI.

Alimentation et MICI : pourquoi il n’existe pas de « régime miracle »

Internet regorge de conseils contradictoires : sans gluten, sans lactose, sans fibres, sans résidus, sans FODMAP, etc.

Le problème ?
Ces restrictions non encadrées peuvent :

  • Aggraver les carences,

  • Provoquer une perte de poids involontaire,

  • Déséquilibrer le microbiote,

  • Générer anxiété et peur alimentaire.

La bonne approche repose sur :

  • L'écoute des symptômes,

  • La phase de la maladie,

  • L’état nutritionnel,

  • Les traitements en cours,

  • Le contexte de vie.

Adapter l’alimentation selon les phases de la maladie

En phase de poussée

Objectifs :

  • Limiter l’irritation digestive,

  • Maintenir les apports énergétiques,

  • Prévenir la dénutrition.

L’alimentation peut être temporairement :

  • Plus pauvre en fibres irritantes,

  • Plus fractionnée,

  • Plus digeste,

  • Adaptée à la tolérance individuelle.

Ces adaptations sont transitoires et doivent être réévaluées régulièrement.

🌿 En phase de rémission

Objectifs :

  • Diversifier l’alimentation,

  • Prévenir les carences (fer, vitamine B12, vitamine D, calcium…),

  • Soutenir le microbiote intestinal,

  • Retrouver une relation sereine à l’alimentation.

C’est une phase clé pour réintroduire progressivement les aliments et sortir des restrictions inutiles.

MICI et microbiote intestinal

Le microbiote intestinal joue un rôle majeur dans les MICI.
On observe souvent une dysbiose, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote.

L’alimentation influence directement la diversité bactérienne :

  • Fibres bien tolérées,

  • Diversité alimentaire progressive,

  • Apports suffisants en protéines,

  • Qualité des graisses.

⚠️ Les analyses de microbiote peuvent parfois apporter des éléments complémentaires, mais elles ne remplacent jamais une prise en charge clinique personnalisée.

Prévenir les carences nutritionnelles

Les personnes atteintes de MICI sont particulièrement exposées aux carences, notamment :

  • fer,

  • vitamine B12,

  • folates,

  • vitamine D,

  • calcium,

  • zinc.

Un suivi diététique permet :

  • d’identifier les risques,

  • d’adapter l’alimentation,

  • de coordonner la prise de compléments si nécessaire avec l’équipe médicale.

L’importance d’un accompagnement diététique spécialisé

Être accompagné(e) par une diététicienne spécialisée en pathologies digestives permet de :

✔️ Éviter les régimes excessivement restrictifs
✔️ Adapter l’alimentation à chaque phase de la maladie
✔️ Prévenir la dénutrition
✔️ Améliorer la qualité de vie
✔️ Se sentir écouté(e) et compris(e)

👉 L’accompagnement se fait en complément du suivi médical, jamais en remplacement.

Une approche globale et personnalisée

La prise en charge des MICI ne se limite pas à l’alimentation :

  • Stress et fatigue,

  • Rythme de vie,

  • Tolérance digestive,

  • Vécu émotionnel,

  • Traitements médicamenteux.

Une approche globale permet souvent de mieux vivre avec la maladie, même lorsque les symptômes persistent.

Consultation en cabinet ou à distance

Les consultations peuvent se faire :

  • En cabinet à Larnod (près de Besançon),

  • En ligne partout en France.

Je suis référencée auprès de AFA-Crohn, ce qui permet à de nombreux patients de me trouver et d’être orientés vers une prise en charge nutritionnelle adaptée.

À retenir

✔️ L’alimentation ne guérit pas les MICI, mais elle influence fortement le confort digestif
✔️ Il n’existe pas de régime unique
✔️ Les besoins évoluent selon les phases de la maladie
✔️ Un suivi diététique spécialisé est un véritable soutien au long cours

👉 Un suivi médical régulier reste indispensable et doit toujours être maintenu en parallèle de l’accompagnement nutritionnel.

🔎 Pour aller plus loin : Découvrez les consultations MICI et les Ressources Digestives (guides et outils digestifs)